A l’Institution Sainte-Bernadette de Jeumont, mobilisation générale contre le harcèlement

Dans le cadre de la journée nationale contre le harcèlement ce jeudi 9 novembre, nous lançons une série de reportages sur les actions menées dans nos établissements. Première étape aujourd'hui à Jeumont.

La défense d’une telle cause tient parfois à une situation très personnelle. Lorsqu’elle aborde le délicat sujet du harcèlement, Anne-Christine Stanus, cheffe d’établissement à l’école Sainte-Bernadette, sait de quoi elle parle. Durant sa scolarité dans une autre région, elle a été confrontée directement à ce fléau.

Dès son arrivée à Jeumont, il y a treize ans, elle s’est penchée sur ce sujet. Mais c’est véritablement en 2021, après l’intervention de Virginie Renard, juriste et responsable de formation au SCJE (Service de contrôle judiciaire et d’enquête), qu’elle a pu exaucer son souhait : mettre en place un dispositif concret de lutte contre le harcèlement. « Lors de la pré-rentrée 2021 [avec la communauté éducative], j’ai consacré beaucoup de temps au sujet, explique la cheffe d’établissement. On a créé un groupe de dix-sept personnes, enseignants des trois structures – école, collège et lycée -, personnel de vie scolaire, AESH (accompagnant d’élèves en situation de handicap), qui ont toutes suivi une formation lors de l’année scolaire 2022-2023. »

« Agir à la base »

La mise en place de deux protocoles a suivi : l’un, interne, pour la gestion des différents entretiens ; l’autre, externe, affiché clairement dans le carnet de correspondance de chaque élève et dans le règlement de l’établissement.

En cette année scolaire, l’Institution coordonnée par Rémi Dulieu, chef d’établissement du second degré, va plus loin dans sa lutte : Anne-Christine Stanus arpente toutes les classes à la recherche d’élèves ambassadeurs, qui vont pouvoir suivre une formation spécifique. « Ce sont eux qui sont les premiers capables de déceler un comportement inadapté ou un élève qui ne va pas bien », ajoute la directrice, qui a un principe : « Agir à la base ».

Une boîte aux lettres est également à la disposition des élèves qui souhaiteraient signaler tel ou tel fait répréhensible dans l’enceinte scolaire. Prochainement, un trombinoscope des référents harcèlement de chaque niveau sera affiché. Autant d’actions de sensibilisation destinées à dire non au harcèlement, comme le dit le nouveau slogan de cette campagne : « A Sainte-Bernadette, le harcèlement on arrête ! »

Samuel Petit

Article publié par Service communication • Publié le Jeudi 09 novembre 2023 - 10h12 • 213 visites

keyboard_arrow_up